Longtemps, j'ai séparé volontairement mon activité professionnelle et ma vie musicale. Je considérais qu'aucune des deux ne devait influencer les choix de l'autre.
Deux choses avaient pourtant déjà commencé à faire le lien sans que je le contrôle : mon statut de membre de la SACEM, qui me rend traçable en tant que musicien, et LinkedIn, qui remontait déjà mon nom si on me cherchait en ligne.
Avec l'arrivée de l'IA et la puissance actuelle du croisement de données, je me suis rendu compte que ce que j'avais séparé était redevenu, de fait, de plus en plus uni. Plutôt que de laisser ce lien se faire tout seul, sans que je le maîtrise, j'ai décidé de construire un site qui montre tout, comme un portfolio.
En creusant, je me suis aussi rendu compte que la séparation que je m'imposais n'avait jamais vraiment existé dans les faits : la musique et mes emplois ont toujours été extrêmement liés dans mes choix. Mon poste chez Algam, mon poste dans le recyclage — les deux me sont venus par mon réseau musical, pas malgré lui.
Si faire du metal pouvait rebuter des employeurs en 2000, je pense — et j'espère — que ce n'est plus le cas en 2026. J'espère qu'on peut aujourd'hui voir ce que ça apporte réellement à mon profil : gérer un groupe, une tournée, un collectif, c'est déjà de la gestion de projet et du management d'équipe.
Ce site, c'est ça : arrêter de subir la porosité entre mes deux vies, et la raconter moi-même.